dimanche 27 décembre 2015

Ouverture à la République des Marche-Seuls

en travaux





Science Poétique





Voulez-vous écrire ? disait-il

Les réponses arrivent comme un barrage
Explosé sous les coups, les douze du barge
Aux partisans épars de l'inouïsme
Peintres de l'évidence, auteurs entres les isthmes
Entre le vent réel et la plage blanche
La pièce tombe d'une centaine de manches
Entre les lettres des histoires en suspension
L'abandon de soi dans le simple don
Il parle, il parle, comme un nouvel océan
mugit, frappe, remue des mots de géants

De l’inquiétude qui saisit, absolue
Le voyage sacré d'où l'on ne revient pas
Les mystères planétaires sans planche de salut
Des métamorphoses corticales sans trépas

Pour nous, mortels égratignés par l'Immense
Gueulements sourds ravagés par les vers
Élevés dans la science et la pure conscience
Dans des villes de sang et des arbres de fer

Où la Révolution révélée est enfin achevée
Celle des Tigres Pourpres, des chasseurs d'encre,
Riches d'avalanches de poèmes statufiés
Navires d'or carmin traînant leurs ancres

Malgré les freins, partir pour démontrer
L'être, partout et en dehors de tout
Loin des limites, sur les orbites cyclées
Partir dans la fureur d'un dieu en remous

Après - l'air pur séchera comme un feu la peau
Celle des lépreux à l'âme ascendante
Engagés dans la vie comme un premier mot
Pour éviter aux discours les bouches qui mentent

Malades désagrégés de la Science Poétique
Mémorielle et continue, pétrie de vérité !
Un remède à la vie dans tout historique
Pour les habités qui l'écrivent en sacrifiés

Comme mal nécessaire au temps rongeur
Piédestal lettré se muant en utopie
Les poèmes de science deviennent des rêveurs
Et ouvrent les portes de la Léproserie.

Aucun commentaire: