mardi 12 décembre 2017

Trollage de deux enfants du siècle




C'est une déclamation nouvelle
pour dénouer le nu de ses peurs

au bout de dix ans
le temps se fait plus long pour ce qu'on est
devenir ce que nous sommes :
un bijou qu'on s'offre
à l'autre
pour mieux polir le goût du jour

durant ces jours de réinventions
ce qui nous ressemble
nous ressemblera :
vieillir heureux
vieillir à deux vieillir vieux
à deux comme jamais deux oiseaux
jamais n'ont vécu

Si les lendemains ne chantent pas
ils jouissent
réveillent l'enfant sauvage qui gambade
l'entre nous seul

J'ai passé ma vie à lui écrire
dans une langue inconnue
pour qu'elle me reconnaissance
comme sa somme
un écrivain privé et sa dernière lectrice
une âme perdue
pour mieux caresser
la sienne qui attendait son jumeau

nous sommes de toutes les époques
chaque famille retenue
réunies à l'heure grave qui tinte sur toutes les horloges
traversées hideuses
dans la minute fabuleuse solitaire avant la belle apocalypse
nos heures sont de rire
l'espoir s'y accroche
nos heures sont de vivre

Elle commence à parler dans mon patois
avec des gants chauds autour de mes mots
l'élégance dans l'émotion
crème suprême
pleine et entièrement riche
exactement riche dans l'amour' comme on va simple
de libertés

Jusqu'à devenir vitale
depuis mes vols mondiaux
et les envois artificiels sur le globe de mes feuilles verdies
à mes caviars de braise
la conscience neutre qui mue et me crie
dessus comme une vieille femme désabusée par mes mondes
si je hurle et déclame la joie
d'être quintessence

Elle rougira encore sous son chapeau d'Albion
avec son rire soudain, un éclair et l'éclat pur de l'Arcady
nature de ma jungle, elle
nudité de mon eden, elle

Voici une déclamation pour annoncer
le trollage poétique de deux enfants du siècle

Nous serons un typhon de présences,
d'amitié, de joie cousue, créations dans de l'amour
toujours en haut-parler : la conférence poétique :
nos chants de fusion, nos chants au loin
sont les mêmes partout à la surface du monde
et des choses légères et dures
qui font baisser la tête, d'une larme d'un sourire
d'une danse infinie pour fêter la mort le jeu

PS. Juste à nous, au secret au chaud
sauvages

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